Vertigineux* Mélange (Duo avec Sany…)
Si lasse en ce silence où s’efface l’instant
Face au sol s’étirant vers l’horizon se ailant
La Lune s’effiloche et regagne le large
Migrant d’ombre en rondeur, clivage sur verge.
Laisse le sable en feu et le bleu sur la berge
Se cristallisant de doux reflets qu’il émarge
De grâce en décadence un rythme se prélasse
S’enlace aux creux des reins nus qui chavirent et s’enchâssent
Pour rêver l’insomnie aux confins des chaleurs
Qui dérivent en suaves coulures fleurant les heures !
L’espace et l’impudence en dédicaces d’ombres
De couleurs érectiles à l’envie qui obombre
Le famélique argent d’un liquoreux ruisseau
Perle qui s’endort, fine et claire, en soubresaut.
Si pâle en ce néant la peau d’un Nous s’étale
Valse d’accords au chant de l’aube prénuptiale
Puis l’indigo se pleut sur l’orangé gingembre
Vertige mélange qui se couche et cambre…
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