Sans début ni fin… (Enfant-papillon 7/15)

 

Deux petits chérubins montrent la route brève ;

Où le lampyre luit pour l’enfant-papillon

Ce sémaphore ailé muni d’un carillon

L’accompagne à l’endroit du destin qui s’achève.

 

Nature a oublier de lui offrir la sève,

Terre ne porte pas son frêle bottillon

Alors le souffle pur de mon tendre oisillon

Part chanter l’éphémère au bras d’invisible Ève.

 

Dans mon âme un fossé : Le cerne souvenir,

Pour ne plus maugréer son fragile avenir,

Orne un esprit contraint d’emprisonner ma rage.

 

Car de toucher l’instant il a brûlé mes yeux

D’un bonheur oublié dans le flou d’un mirage ;

Ce méandre Éternel où choient ni lui, ni eux.

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Sans début ni fin… (Thom 6/15)

 

Habillé de son cœur, dans le ciel le soulève,

Puis, posé sur mon sein par un céleste effort

Ce petit être pur, né d’un vent d’amour fort

Par la vie animé s’arrime à notre rêve.

 

Une plume en mes bras ! De l’union, la fève.

Sa curiosité semble ourler le décor

En vague boulimique épiçant mon air d’or

Sa peau tient la douceur d’un soleil qui se lève.

 

Maman s’endort paisible, en paix par ta naissance,

Tu parfais un moment, sans cri, comme une absence

Qui éclaire un repos par son climat serein.

 

Au rond d’un sol intact ton horizon s’élève…

Creuse ton sillon, dru ! Prends mon sang pour parrain !

Deux petits chérubins montrent la route brève ;

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Sans début ni fin… (Ailleurs 5/15)

 

 

Un nuage candide aux flancs harmonieux

Flatte notre harmonie au coffret de l’aurore

Sur les muettes chairs se pavanent encore

En parcelles des sens, nos rets ingénieux.

 

Point l’éveil au matin, blanc, parcimonieux

Ses ajours délicats en frêle sémaphore ;

Une blême lueur face au désir accore

Qui fascina la joute en feux licencieux.

 

Sans peur des lendemains, sans vils desseins ni chaîne

Sans doutes assassins, sans souffrance à venir

Bien longtemps resté gland, je deviens un grand chêne.

 

Et mon tronc reste droit puisque l’amour l’élève

Vers cet ailleurs promis, l’éternel souvenir

Habillé de son cœur dans le ciel le soulève.

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Cinq à sept à quatre

Cinq à sept à quatre – Sextine

 

Je te garde en mon cœur comme unique richesse,

Le rouge de ta bouche à l’infini des cieux,

Pingre de chaque instant que tricote l’ivresse

Je grave ton portrait sur ma plus chère pièce,

La lune et son argent ne peuvent briller mieux !

L’avarice est un mets que je puise en tes lieux.

 

Le courroux d’univers fait rage en d’autres lieux

Quand nos fureurs d’aimer découvrent leur richesse

L’eau soudaine de mars ne saurait mouiller mieux

Si la chambre s’éprend de l’orangé des cieux

Éclabousse en nos corps la chaleur de la pièce.

La colère a le feu de notre nuit d’ivresse.

 

Le mercure alimente en fringale d’ivresse

Le délice annoncé du climat de ces lieux,

L ‘appétence d’élans fait scintiller la pièce

Des larmes de désir d’où se sent la richesse

En ors de galaxie agrémentant nos cieux.

L’envie est ton jardin, je ne sais dire mieux.

 

La douceur de l’accord nous met au vert, tant mieux !

Puis le soleil se rend au friand de l’ivresse

Q’embaume la suée en éteignant les cieux,

De voraces lueurs qui effacent ces lieux

Où tourne Jupiter en spirale richesse

De gourmandise enceinte aux acteurs de la pièce .

 

Vénus revêt l’encours à l’avers de la pièce

De lascives rondeurs pour le bleu d’être mieux,

Puis touche de désir sa lubrique richesse

Sur le chemin de vie où se perd notre ivresse,

Loin de l’air vicié de débauches haut lieux.

La luxure endémique apprivoise nos cieux.

 

La Terre a supplié dans l’indigo des cieux

Que mon pile arrogant reste face à ta pièce

D’harmonie et de sève élaborant les lieux

Pour la gloire d’ouïr que ton regard vaut mieux

Que Saturne arborant sa suffisante ivresse.

L’orgueil de ton cambré renferme ma richesse.

 

Toi l’astre au rêve fou ! Toi la reine des cieux

Change en mauve indolent les langueurs de la pièce,

Ce dimanche éternel en paresse des lieux.

 

Les couleurs de l’arc-en-ciel, Les jours de la semaine, Les péchés capitaux,

Les éléments et Les sens sont faciles à trouver, non ? Mais… Les notes de musique !!!???

 

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Anticipation (4 / 15)

Embrasant l’air humain d’un sourire oublieux.

Notre haleine maintient la passion torride

Sous le joug insistant d’une envie apatride

Perdue entre nos corps et l’Éther radieux.

 

Tangue le fruit des eaux au goût mystérieux

Dans ce délit d’instants l’horizon pour égide

Quand ta poupe engloutit mon amarre rigide

Au profit d’un exil au long cours copieux.

 

Les frissons avisés de pores en troupeaux

Perlent l’ultime appel en déluge des peaux

Quand de moites clameurs entonnent le délice.

 

Sur mon ventre s’étend le flux mélodieux

Au-dessus de ton front vole en rondeur complice

Un nuage candide aux flancs harmonieux.

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Solstice d’aimer (3 / 15)

 

 

Il caracole à l’Ouest prêt à franchir la grève

Sachant qu’aucun trésor ne s’accroche à la nuit,

La brillance est un leurre et son étoile nuit

À l’avers des rancœurs lui, c’est le jour qu’il rêve !

 

Il promet à son corps sur son reste de sève

Qu’à jamais l’air du soir ne se termine ennui

Qu’aucun accord vengeur ne passera minuit

Car le pardon ne vit qu’en la main qui relève.

 

Aux jeux d’un pur matin l’enfance dévoila

Son humeur vagabonde aux volutes lilas

Sur les courbes d’un sein aussi pâle que neige.

 

Il existe en son cœur les relents de non-lieux

Des feux ombilicaux que l’amour désagrège

Embrasant l’air humain d’un sourire oublieux.

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Virage (2 / 15)

   

Des perles de bonheur se fondent sur son rêve.

Aux abords des chemins son sourire s’entend.

La pensée embellie aux couleurs du printemps

Quitte le sol poudreux, dans l’indigo s’élève.

 

« Je n’attendrais jamais que l’enfance s’achève !

Dans son lit de douleurs j’apprivoise le temps,

Lorsque courent mes doigts sur les touches du vent

La symphonie Aimer résonne un ciel de trêve »

 

« Je vivrais au pays où l’Autan me chatouille !

Là, le gris tourne au rose ainsi l’âme vadrouille

Et pallie aux odeurs qu’arbore le matin »

 

Vois ! Mon cœur tambourine aux rythmes qu’il prélève

Sur l’horizon teinté lorsqu’un couchant l’atteint

Il caracole à l’Ouest prêt à franchir la grève.

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