Si l’amour

Si l’amour – 23-01-08

 

Et si jamais l’amour, était parent du temps ?

Sa nature au long cours… Son lit à sens unique !

À l’amont de l’hiver… S’il mourait au printemps ?

Pour incarner le bleu d’un océan magique.

 

Parfois l’amour trop grand, est fils d’inondations

Et ses débordements jaillissent sur les joues,

Noyant des sentiments leurs frêles fondations,

Il faut l’éternité pour assécher son joug !

 

Et si jamais l’amour, était enfant du vent ?

Dont le galbe élégant demeure insaisissable…

Pour l’enlacer vraiment il faudrait qu’un évent,

Sur une partition le rende impérissable.

 

Parfois l’amour trop grand, est père des orages,

Quand des élans plus chauds croisent le froid du fiel

Mais les sereins instants connaissent l’azurage ;

Il faut bien un temps gris ! Pour faire un arc-en-ciel.

 

Et si jamais l’amour était fille d’étoile ?

– Au pluriel d’aimer, sa fin est féminine ! –

Il n’y aurait alors que la nuit, par son poêle*,

Pour que brillent ses yeux par-dessus les collines.

 

Parfois l’amour trop grand fait geindre l’univers

Et sa filante pluie parvient claire aux poètes

Qui délicatement la pose dans ses vers,

Pour qu’au monde nouveau s’y glissent des comètes.

 

 

Drap noir (blanc, pour un enfant) dont on couvre le cercueil pendant un enterrement.

 

 

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