Quand le corps estive

Quand le corps estive – le 09/07/08

 

Je me souviens du vent, de son effet lissoir,

Le sable sur nos peaux quand lancine l’hypnose,

Autour du feu des corps, la pénombre en voussoir,

Où s’immisce l’osmose.

 

Le souffle de la nuit diffuse son parfum,

L’aria du reflux cueille nos ombres folles,

Sur la dune parée d’un nouveau jour défunt,

À la teinte girolle.

 

Ta peau touche le goût du désir en miroir,

Se mêlent les cristaux de sel et de glucose

Sur tes monts impatients, frémissant au mouroir,

D’une tendre narcose.

 

Quand la liqueur ambrée annonce le transfert

De ma bouche enchantée prise en tes cheveux prune,

Là, s’anime l’instant par nos galbes offerts,

Découpés sur la lune.

 

Se diffuse l’élan dans le doux matriciel

Quand nos âmes saisies d’une envolée frivole,

Répandent leur éclats dans l’illimité ciel,

En nuées de lucioles.

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