L’or de l’enfance 3/15

Un chant de ses jusants pour former maquillages
Aux lèvres gourmandise emmiellée de désir
Qui sortent de l’écrin pour s’épandre et rosir,
Revêtir d’un lapé les plus purs habillages

Le ressac de l’envie accoste les mouillages
Et le navire ailé prône le doux gésir
En naufrages divins sur un banc de plaisir
Dansent les corps gourmets aux joies de nos treillages

Jamais je n’avais su garder le mât glouton
Qu’en empoignant ta poupe à son ferme ponton
Et chavirer le temps en esquivant sa flèche

Je retiens du passé ce foyer persistant
Pour chauffer l’avenir, lui donner peau de pêche
Rire aux souvenirs fous d’une âme cabestan.

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