La sentinelle d’or (1)

La sentinelle d’or (1)

 

La poitrine bombée aux portes du palais

Auprès du pont-levis protège bien ses douves

Un, cuirassant son sein telles ces tendres louves,

Régente son ardeur que la brune avalait.

 

En son corps de guerrier l’âme en chœur de ballet

Sur son trésor lové ; le temple qu’elle couve,

Arme l’aube naissante au destin qui l’approuve,

Vit l’instant bienheureux au rôle de valet.

 

Émergent de ses mains les odeurs de la nuit,

Un cœur tinte, haletant, blotti dans son pertuis,

Rêvant de revêtir le mordoré de l’astre.

 

Debout face à l’enceinte en main son chassepot

Où gît son insomnie aux abords du palastre,

Ravit la porte claire et trouve le repos.

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