« Mourir au printemps »

Je suis un éphémère et je mange le temps
Je pleure de manquer le vol de l’hirondelle
Car ma vie, elle fuit, mes rêves diront d’elle :
« Que c’est triste l’ami de mourir au printemps »

Je me suis réveillé dans les bras de l’Autan,
« À l’un », j’offre mon cœur, à l’autre mes mots d’elle,
De mon aile alourdie il me reste l’ocelle
Pour déguster le jour et taquiner l’instant.

Je vous laisse sans voix, mon humour pour ombrelle
L’image d’un vivant, mes mots, et mon ombre elle :
Un grain de « peau sablée » à remplir vos déserts.

L’âme au creux de la main l’humilité tout comme,
Une histoire prend fin dans l’infini des airs
D’un heureux papillon qui voulait être un homme.

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2 commentaires pour « Mourir au printemps »

  1. Liz Randja dit :

    Un superbe sonnet, merci pour ce beau moment de lecture.
    Joli jour, amitiés,

    Liz

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